Manifeste
L'Europe ne peut pas
déléguer sa confiance.
The Future Must Be Sovereign.
Par Mowibo SAS — Paris, juin 2026
Manifeste — texte intégral
En 2026, déployer un agent IA en Europe est une expérience absurde. On vous demande de prouver la résidence des données, de classer le risque, de documenter la finalité, de tenir un journal Art. 12 — et on vous donne pour seule arme un framework open-source écrit dans la Bay Area, qui sérialise des appels OpenAI dans une boucle Python.
Cette dissonance n'est pas un détail. C'est le symptôme d'une dépendance technologique structurelle. Nous avons importé l'IA générative en bloc — modèles, runtimes, orchestrateurs, marketplaces — sans nous demander si les outils eux-mêmes étaient compatibles avec nos exigences politiques.
Orchessia est notre réponse.
Orchessia — Orchessia — est un runtime, un standard ouvert et une chaîne de confiance. Il n'invente pas l'agent IA. Il répond à une question que personne ne se posait : "Que faut-il pour qu'un agent IA puisse être audité par un régulateur, hors-ligne, sans avoir accès à votre infrastructure ?"
La réponse est simple, et elle change tout : il faut que chaque agent soit un objet cryptographique. Pas un binaire opaque. Pas un container Docker générique. Un artefact signé, avec une identité, une classification, des capacités déclarées, et une trace d'exécution dans laquelle on peut, à tout instant, prouver ce qui s'est passé.
Trois convictions.
Conviction 01
La souveraineté n'est pas un mot magique.
Elle se traduit en architecture : data_residency dans le manifeste, hébergement UE par défaut, dépendances auditées, chaîne de signature ancrée par une autorité européenne. Sans cela, le mot est creux.
Conviction 02
La conformité n'est pas un PDF.
Elle est une propriété du runtime. AI Act, RGPD, ISO 42001 doivent être vérifiables par un programme — pas par un cabinet de conseil six mois après le déploiement.
Conviction 03
L'ouverture est non-négociable.
Orchessia est conçu pour vous laisser le contrôle total : vos données, vos clés, votre juridiction.
Pour qui nous construisons.
Nous construisons pour le DPO d'une banque allemande qui doit répondre à la BaFin. Pour le CTO d'une startup française qui veut gagner un appel d'offre santé sans hypothéquer son architecture dans un POC compliance. Pour le développeur portugais qui veut packager son agent une fois, et le voir tourner partout en Europe, vérifié.
Nous ne construisons pas pour faire de l'IA "à l'européenne", au sens d'une version dégradée et timide de l'IA américaine. Nous construisons une infrastructure que les autres voudront copier — parce qu'elle est plus solide, plus vérifiable, plus durable.
L'Europe ne peut pas déléguer sa confiance. Elle doit la construire — couche par couche, signature par signature.